al ' azl

Publié le par AL MUMTAHANAH

 

L’imam As-Shawkani dit :

 

« Jabir rapporte :

« Nous pratiquions le ‘azl alors que le Qur’an était révélé »

Al-Bukhari et Muslim

Al-‘Azl consiste à ce que l’homme se retire après la pénétration pour éjaculer en dehors du vagin.

La parole de Jabir :

 « alors que le Qur’an était révélé » montre que cette pratique est permise, car si elle comportait quelque chose d’interdit elle n’aurait pas été accepté (c’est-à-dire qu’il y aurait eu une révélation ou une réprobation du prophète (salallahu’ alayhi wasalam).

Et dans la version de Muslim :

« Nous pratiquions le ‘azl à l’époque du prophète (salallahu’ alayhi wasalam), qui le savait et ne l’a pas interdit »… Les salafs ont divergé sur le jugement concernant al-‘azl.

On rapporte dans Al-Fath que Ibn ‘Abd Al-Barr a dit :

il n’y a aucune divergence entre les savants que le ‘azl ne doit être pratiqué qu’avec la permission de la femme (libre), car elle a un droit sur le rapport sexuel qui n’est considéré complet que sans ‘azl.

Shaikh Abdel Muhsin Al-‘Abbad explique dans Sharh Sunan Abi Dawud que le droit de la femme est un droit à vouloir des enfants, mais aussi qu’en pratiquant cela on la prive d’une partie de la jouissance.

(163).Si l’homme est impuissant Shaikh Al-Islam ibn Taymiyya ( rahimahoullah ) a dit :

« Le contrat de mariage implique qu’il puisse jouir totalement de son épouse, où il veut et quand il veut…sauf dans ce qui a été interdit ou ce qui cause du tort (à l’épouse).

De même que le contrat de mariage implique que la femme possède une dot équivalente à la dot des femmes semblables à elle, et qu’elle ait droit de jouir totalement de son époux, et s’il est émasculé ou impuissant elle peut demander l’annulation du mariage (faskh), comme cela est connu chez les salafs et les juristes connus. »

Majmu’ Al-Fatawa 29/94

Shaikh Al-‘Uthaymin ( rahimahoullah ) dit :

« L’impuissance est quelque chose qui arrive, et beaucoup d’hommes perdent le désir, si bien que leur sexe ne se dresse plus, c’est cela l’impuissance.

Celui à qui cela arrive doit patienter.

Allah dit :

« Pour ceux qui font le serment de se priver de leurs épouses, il y a un délai d’attente de quatre mois. Et s’ils reviennent (sur leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux ! Mais s’ils se décident au divorce, Dieu Audient et Omniscient. » .

Si quatre mois s’écoulent et qu’il n’a rien décidé, le juge annule le mariage.

Comment (certains) peuvent dire, alors que nous savons avec certitude qu’il n’a pas de rapport avec son épouse, que celle-ci n’a pas le choix et doit rester avec lui ?

Ce qui est juste, c’est que l’impuissance existe, et que si cela arrive, l’épouse a le choix (de rester ou de partir).

Si quelqu’un dit :

" Comment pourrait-elle avoir le choix sur quelque chose qu’Allah a prédestiné à son mari, sans qu’il puisse choisir ? "

Nous disons que cela est parmi les épreuves qui atteignent l’homme, si celui-ci est atteint par une épreuve, il ne doit pas en faire souffrir d’autres.

Si l’homme ne dépense pas pour son épouse, elle peut demander l’annulation du mariage, alors qu’en est-il pour ce qui est plus important que les biens matériels.

Beaucoup de femmes ne sont pas intéressées par les biens matériels, ce qui leur importe c’est de jouir de leur mari, d’avoir des enfants, et il se peut même que ce soient-elles qui prennent en charge leur mari.

Donc, l’avis authentique est que si l’impuissance survient et que l’on sait que cela est incurable, la femme peut demander l’annulation du mariage.

Mais si c’est quelque chose de passager, on ne lui permet pas de demander l’annulation du mariage,car on ne désespère pas qu’il puisse de nouveau avoir des rapports sexuels.»

Sharh Al-Mumti’ 5/265 

On a demandé à shaikh Al-Albani :

« Une jeune femme a épousé un homme, mais il s’est avéré qu’il était impuissant.

Elle a patienté un an et demi, afin qu’il guérisse, mais les docteurs ont dit que (dans son cas) c’était incurable.

Elle a donc demandé l’annulation du mariage, mais lui a refusé et lui a demandé de rester un an supplémentaire.

Peut-elle refuser (ce délai supplémentaire) ou y a-t-il dans la sunna quelque chose qui vienne préciser ?

Réponse :

Allahu ‘alam, d’après ce que je sais, je ne connais rien dans la sunna qui vienne préciser, mais elle a le droit de refuser (ce délai supplémentaire). »

Silsila al-huda wa nur 729 

TRADUIT ET PROVENANT DE SALAFI DE L EST

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